
3 novembre 2009
Je retire beaucoup de positif de cette 3e expérience aux qualifications de la PGA. Non seulement de mes quatre jours de compétition là-bas, mais aussi à travers tout le processus qui a été enclenché depuis le jour où j'ai envoyé mon inscription. Je me suis accomplie dans toute la préparation et l'organisation qu'une telle entreprise exige. Bien entendu, les heures investies au Québec avant mon départ, mais surtout tout le travail fait deux semaines avant le jour un du tournoi. Je parle ici du travail fait à Myrtle Beach en camp préparatoire et toute l'analyse des conditions de jeu du parcours Pinewild six jours avant le début de la qualification. Ma tête était uniquement en mode golf, entraînement, pratique, etc. C'est ce type de routine auquel on doit être investi semaine après semaine durant la grande majeure partie de l'année. Jouer des compétitions au Québec est bien, mais avec des moyens financiers adéquats, c'est aux États-Unis que ça se passe. Participer à de multiples tournois là-bas, jouer sur des parcours difficiles, longs, en super condition avec des verts rapides, voilà ce qu'il faut pour s'imprégner du rythme qu'exige ce niveau de compétition.
Ma première ronde de 72 m'avait placé en excellente position. Ma deuxième ronde de 78, m'a fait très mal. La marge de manœuvre est très mince sur un parcours de 7446 verges où le roulement des coups de départ dans l'allée est pratiquement inexistant. Quelques bogeys ici et là constituent la marge récupérable avec quelques oiselets. Quand un triple et un double bogey sont apparus sur ma carte de pointage lors de la même ronde, ça na pas été trop bon. Cela a mis davantage de pression sur mon jeu et je me devais d'être très solide afin de ne pas trop l'échapper. Le but était de terminer parmi les 21 premiers à une coupure prévue quelque part entre -1 ou +1. Me retrouvant à +6 après deux rondes, je me devais de recommencer à faire des oiselets tôt en troisième parcours pour garder tout espoir. Lorsque tu sais que ça te prend deux dernières rondes de -3 chacune, la fameuse marge de manœuvre dont je vous parlais plus haut n'est plus. Il suffit de quelques bogeys et un pontage de +3 après neuf trous pour graduellement vous faire comprendre que la pente devient de moins en moins possible à remonter. Une autre erreur de plus en est une de trop qui vous fait réaliser finalement que le but ultime est rendu hors d'atteinte. Même avec la meilleure attitude et un positivisme du tonnerre il devient difficile de garder sa concentration. Sur un parcours plus court, il est possible d'espérer une série de 4-5 oiselets pour se replacer, mais sur le Pinewild, il en va autrement.
Plusieurs mois de préparation rapidement ébranlés le temps d'une ronde de golf et demi. Ce n'est pas à ça qu'il faut penser sur le parcours, mais quand on se retrouve à +9 ou +10, cela nous traverse l'esprit qu'on le veuille ou non. Bref, toute cette aventure me sert encore à bâtir mon bagage d'expérience. Suis-je déçu de ma performance? Oui! J'en ressens encore les frustrations! Mais en fin de compte, c'est en vivant les choses et en fonçant en avant qu'on se forge pour le futur. Maintenant, je sais encore plus ce qu'il faut pour continuer d'améliorer et de peaufiner mon jeu afin d'atteindre mon plein potentiel.
mario gingras
25 novembre 2009 à 16:55
Salut ti guy, Lache pas ton reve cé toé le meilleur. Tu as le potentiel d'un Tiger woods. Quand on na un rêve on doit toujours y croire et jamais lacher. Nous avons jouer plusieurs tournoi junior ensemble et tu battait tous le monde alors il te reste juste a battre les autres et tu vas pouvoir vivre de ton reve. ALors lache pas ca et redonne nous des news pendant lhivers question d'alimenter ce merveilleux site internet.
Alors passe un bel hiver, recharche les batteries et jespere te revoir lannée prochaine pour une autre étape de la qualification.
Jérôme Blais
5 novembre 2009 à 20:02
Merci beaucoup aux blogueurs de mon site. Vos témoignages, votre support et vos encouragements me motivent davantage. Il est vraiment super de constater l'intérêt que vous portez à ce que je tente d'accomplir dans mon golf. Au plaisir de de vous relire au cours des prochains mois, Jérôme.
Eric Duguay
5 novembre 2009 à 09:01
Bravo Jérôme pour cet analyse remplie d'humilité et de réalisme. Je te souhaite en 2010 les fonds nécessaires pour compétitionner sur des circuits qui te permettront de mieux te préparer et, ainsi, arriver aux qualifications avec les mêmes chances que tes adversaires.
Lâche pas
Eric D
André J. Côté
5 novembre 2009 à 07:43
Jérôme,
je crois que tu fais une excellente analyse de ton expérience aux USA. Ton positivisme est exemplaire. Il te reste beaucoup de golf devant toi et saches que ceux qui te suivent, qui te lisent, ont énormément de respect pour toi.
Au plaisir de te voir au University Club, et s^rement au Spring Open chez nous.
André J.
Jacques Blais
4 novembre 2009 à 20:46
Je viens de prendre connaissance du bilan que tu as fait des qualif. J`aime le positif que tu as retenu de cette aventure et des leçons que tu en retires.Le souhait que je formule est que tout cela soit toujours présent à ton esprit lorsque la prochaine saison se mettra en branle et je souhaite que ce soit très bientôt.
Ton fan #1 JACK